
Recrudescence des ransomwares : un début d’année inquiétant pour les PME et ETI en Europe

« Le ransomware provoque une véritable crise de confiance avec les partenaires. Beaucoup de nos assurés se retrouvent isolés : leurs partenaires préfèrent couper toute connexion avec leur système d’information pour éviter tout risque d’exposition. Il faut alors produire des rapports très détaillés, organiser des échanges entre équipes cyber et juridiques pour lever les blocages… parfois plusieurs jours après que le système informatique ait été totalement restauré et sécurisé. Par ailleurs, nous voyons désormais la triple extorsion se généraliser : les attaquants ne se contentent plus de chiffrer les données et de les voler, ils contactent aussi directement les clients et partenaires pour leur réclamer une rançon, sous la menace de publier les informations volées. »
Les PME comme les ETI, souvent moins équipées en matière de cybersécurité que les grandes organisations, figurent parmi les cibles privilégiées de ces attaques.
L’industrialisation des attaques : un phénomène alarmant
La réduction drastique du délai entre la découverte d’une vulnérabilité et son exploitation impose une vigilance renforcée et des capacités de réaction accrues.
Trois réflexes simples pour limiter les risques de ransomware
Les observations de Stoïk montrent que la majorité des incidents sont liés à des erreurs humaines ou à des failles connues non corrigées.
«Trop d’entreprises continuent de se faire surprendre par des attaques pourtant évitables. Activer l’authentification multi-facteur (MFA), c’est-à-dire imposer une validation supplémentaire pour accéder aux systèmes sensibles, permet de bloquer une grande partie des attaques par vol de mot de passe. Corriger rapidement les vulnérabilités connues, en appliquant les mises à jour de sécurité dès qu’elles sont disponibles, empêche les cybercriminels d’exploiter des failles identifiées. Enfin, renforcer les stratégies de sauvegarde — en sauvegardant régulièrement les données et en les isolant des systèmes principaux — limite l’impact d’une attaque si elle survient malgré tout. Ces bonnes pratiques permettraient de réduire la probabilité d’occurrence, mais également l’impact des compromissions observées aujourd’hui.”.
La capacité à détecter précocement une intrusion et à réagir rapidement reste également déterminante pour limiter les impacts d’une attaque.
La plupart des attaques par ransomware peuvent être évitées avec des mesures de bon sens. Voici trois réflexes simples à mettre en place sans attendre :
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MFA obligatoire pour tous les accès distants
Activer l’authentification à plusieurs facteurs (MFA) sur l’ensemble des moyens d’accès à distance, dont les VPN, est un impératif pour lutter contre les attaques par vol d’identifiants.
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Surveillance active des vulnérabilités
Maîtriser sa surface exposée : connaître les actifs visibles depuis Internet, les surveiller pour corriger rapidement toute vulnérabilité identifiée et tout défaut de configuration observé.
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Sauvegardes régulières et déconnectées
Effectuer des sauvegardes fréquentes et conserver une copie sur un support déconnecté du réseau de l’organisation, ou activer les options d’immuabilité des sauvegardes tout en surveillant les changements sur ces options. Cela permet une reprise rapide d’activité, même en cas de chiffrement complet.


